
Le Littoral de la Grande Pointe, situé à l'est de la commune, (pour y parvenir prendre la section de Chemin Neuf), balade d'une heure et demie environ, d'accès assez facile offre aux visiteurs un panorama extraordinaire avec une vue imprenable sur les Saintes et la Dominique.
Aménagé depuis 1996, on peut consulter le premier panneau d'information qui nous trace l'itinéraire jusqu'à l'Anse Duquery, sous un splendide figuier maudit qui étonne par son implantation aérienne, et profiter aussi de l'aire de repos qui s'y trouve. Au bout d'une dizaine de minutes de marche, comprenant une petite descente sans trop de difficulté, on arrive au niveau de la mer à l'Anse Grande Ravine. Le sable noir qui arrive selon la période, transforme cet endroit rocailleux en plage. Dans les sous-bois, seul le bruit des vagues et du vent parvient aux oreilles désormais, cette forêt domaniale du littoral est surprenante, on s'attend à une forêt sèche, et pourtant c'est une forêt mésophile, qui nous accueille, la variété de la flore est une autre surprise , on peut découvrir une végétation de bord de mer avec ses arbres en « drapeaux », raisiniers bord de mer (Coccoloba uvifera) sculptés par les alizés.
Dix minutes plus tard, on est à la Grande Pointe ou Pointe « à la Taste », où on y découvre quelques vestiges dont :
- la batterie en forme de « Fer à Cheval » où existent encore deux canons récemment posés sur des socles en bois qui les revalorisent.
Cachée dans la végétation, on découvre,
- la poudrière, bien conservée, une petite construction en pierre, avec ses murs épais qui servait à entreposer des munitions ;
- un rempart de fortification qui servait à la défense de la côte contre les envahisseurs.
Notre balade se poursuit, en découvrant de nouvelles espèces végétales telles que le poirier (Tabebuia Pollida) ou plus curieux encore, ce fameux palmier à épines appelé palmier Glouglou ou Coco à diable. Une espèce rare et menacée en Guadeloupe. Facile à identifier, cet arbre est recouvert d'épines du pied à la tête.
À l'Anse à sable, coin bien connu depuis l'échouage du voilier du navigateur Bistoquet dit « Bistok » lors de sa première traversée de l'Atlantique en solitaire, on longe la côte en marchant presque dans l'eau. Autrefois à cet endroit, il existait un souffleur (petit trou dans la roche où passait l'eau de mer par jets en émettant un sifflement) et obstrué à l'heure actuelle.
On est reparti à travers bois en passant par l'Anse Ravabotte connue pour le débarquement des clandestins. Puis jusqu'aux ruines d'un ancien moulin à vent, le seul de la région, presque intact, enlacé par les racines d'un figuier maudit. À cet endroit, on peut se reposer si nécessaire et profiter des panneaux qui nous retracent l'histoire du site. Tout à côté, les ruines d'une ancienne distillerie à peine visible, cachées par le feuillage.
On quitte ce coin paisible, pour se diriger vers la plage de l'Anse Galets. Tout juste avant, à quelques mètres du rivage, curieusement s'échappent des racines d'un arbre de l'eau... une source prend naissance et sur les roches tout autour, dont une moitié noyée, des gravures rappellent la présence des premiers habitants de l'île.
Peu après la traversée de la rivière du Petit Carbet, généralement asséchée, mais par temps de pluie et avec un peu de chance peut offrir une belle cascade, petite rigole (toboggan) naturelle de 30 mètres de long creusée dans le roc basaltique par la violence du courant infatigable, du haut de laquelle l'eau se précipite en pente douce, mais rapide, vers un bassin large inférieur, appelée la Coulisse, au terme de la balade, on arrive au parking de l'Anse Duquéry.

Bonne promenade !